Les gouvernements jouent un rôle essentiel dans la gouvernance d’ICoCA. En tant que régulateurs, clients et donateurs, leur influence sur le secteur de la sécurité privée est multiple. Initialement composée de sept gouvernements Membres – l’Australie, le Canada, la Norvège, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni et les États-Unis – l’Association a le plaisir d’annoncer l’arrivée de l’Uruguay en tant que huitième gouvernement Membre. La décision du gouvernement uruguayen d’adhérer à l’association témoigne de l’importance croissante de la coopération internationale pour façonner le paysage de la sécurité privée.
Le Commissaire Général Henry De León, Directeur Général du Contrôle des Entreprises, et son Adjoint, Christopher Daset, expliquent les raisons de l’adhésion de l’Uruguay et les possibilités qu’elle offre au pays et à l’Association.

Pourquoi l’Uruguay a-t-il décidé de rejoindre ICoCA et comment le pays prévoit-il de s’impliquer activement au sein de l’Association ?
L’Uruguay a décidé de rejoindre ICoCA comme une extension naturelle de son engagement en faveur du respect des droits humains et du droit international humanitaire. L’adhésion à ICoCA nous offre un cadre solide pour garantir que les opérations de sécurité privée dans notre pays respectent des normes éthiques protégeant la dignité et les droits fondamentaux de toutes les personnes. De plus, elle renforce notre engagement envers ces droits, en veillant à ce que les entreprises de sécurité agissent de manière transparente, éthique et au bénéfice de leurs employés ainsi que des communautés qu’elles servent.
L’Uruguay entend s’impliquer activement dans ICoCA en promouvant des politiques encourageant le respect de ces principes et en travaillant en étroite collaboration avec les autres Membres pour faire progresser les améliorations réglementaires dans le secteur de la sécurité privée. Nous prévoyons également de mettre en œuvre des programmes de formation aux droits humains visant à renforcer la bonne gouvernance au sein des entreprises de sécurité et à contribuer à un environnement commercial plus responsable.
Quels bénéfices spécifiques l’Uruguay attend-il de son adhésion à ICoCA et comment s’alignent-ils sur les priorités du pays dans le secteur de la sécurité privée ?
Les bénéfices que l’Uruguay attend de son adhésion à ICoCA sont en ligne avec nos priorités consistant à renforcer la responsabilité sociale des entreprises et à garantir le respect des droits humains dans toutes les activités liées à la sécurité privée. Grâce à ICoCA, l’Uruguay aura accès à un réseau international d’experts et de bonnes pratiques, ce qui nous aidera à améliorer la gouvernance du secteur et à promouvoir la transparence des opérations.
Cette approche permet non seulement d’élever les normes opérationnelles et éthiques de l’industrie, mais contribue également au développement durable de notre économie en favorisant la croissance responsable des entreprises de sécurité, qui doivent se conformer aux réglementations locales et internationales. Le respect de ces normes éthiques élevées et la recherche d’amélioration continue nous positionnent également comme un leader dans la région, incitant d’autres pays à adopter des pratiques similaires.
Pouvez-vous décrire l’état actuel de l’industrie de la sécurité privée en Uruguay ? Quels défis les entreprises rencontrent-elles et comment l’adhésion à ICoCA permet-elle d’y répondre tout en bénéficiant à la société civile ?
L’industrie de la sécurité privée en Uruguay a considérablement progressé ces dernières années, jouant un rôle important dans la protection des personnes et des biens dans divers espaces publics et privés. Cependant, les entreprises doivent relever des défis liés à l’adoption des normes internationales en matière de droits humains, à la professionnalisation de leurs équipes et à la mise en œuvre de mécanismes efficaces de gouvernance et de responsabilité.
L’adhésion de l’Uruguay à ICoCA permet de relever ces défis en offrant un cadre garantissant le respect des droits humains et du droit international humanitaire dans toutes les opérations de sécurité. Grâce à ICoCA, les entreprises uruguayennes pourront améliorer leurs pratiques et agir de manière plus éthique et efficace, ce qui bénéficiera non seulement au secteur, mais aussi à la société civile en favorisant un environnement plus sûr et équitable. Par ailleurs, la transparence dans les opérations contribuera à réduire les risques d’abus potentiels et à renforcer la confiance du public dans le secteur.
Pourquoi davantage de gouvernements devraient-ils rejoindre ICoCA et quelles mesures pourraient encourager une participation plus large ?
Davantage de gouvernements devraient rejoindre ICoCA afin de promouvoir l’uniformité dans l’application des normes éthiques et opérationnelles au sein de l’industrie de la sécurité privée, en veillant à ce que les opérations soient menées dans le respect des droits humains et du droit international humanitaire. Cela garantit non seulement la sécurité au sein de leurs frontières, mais contribue également à renforcer la réputation mondiale du secteur de la sécurité.
Pour encourager une participation plus large, il serait utile de mener des campagnes de sensibilisation dans les forums internationaux et régionaux, en mettant en avant les avantages concrets de l’adhésion à ICoCA, tels que l’amélioration de la gouvernance et de la durabilité dans l’industrie de la sécurité.
Quelles sont, selon l’Uruguay, les principales questions qu’ICoCA devrait prioriser dans les années à venir dans le secteur de la sécurité privée ?
Du point de vue de l’Uruguay, ICoCA devrait prioriser des domaines tels que la formation aux droits humains et au droit international humanitaire, l’amélioration de la responsabilité au sein des entreprises de sécurité et le renforcement des mécanismes de transparence et de gouvernance. Il est essentiel de continuer à promouvoir la durabilité des opérations de sécurité, en veillant à ce qu’elles soient menées de manière responsable, dans le respect de l’environnement et au bénéfice des communautés.
De plus, il est crucial qu’ICoCA continue à soutenir les entreprises dans la mise en œuvre des bonnes pratiques afin de relever les défis qui apparaissent dans des contextes d’insécurité élevée ou de conflit, en veillant à ce que les opérations de sécurité contribuent positivement à la stabilité sociale et au respect des droits fondamentaux.